addiction à l'alcool chez les seniors

Quelle approche pour l’addiction à l’alcool chez les seniors ?

La santé des seniors est un sujet qui nous concerne tous et les risques de consommation excessive d’alcool sont plus fréquents que l’on imagine. Les abus sont toutefois plus liés à la méconnaissance des effets, qu’à une envie de fuir la réalité du quotidien : alors comment détecter les signes d’une addiction à l’alcool et réagir de la bonne manière ?

Les différentes origines d’une addiction à l’alcool

L’alcoolisme est à l’origine de 20% des accidents domestiques, multipliant notamment le risque de chutes chez les seniors.

Les effets indésirables engendrés peuvent être une confusion mentale, une perte de masse musculaire, des hallucinations, etc. Certains indices doivent alerter l’entourage, tels que des accidents domestiques répétés, un sommeil perturbé ou des signes de dénutrition.

Les raisons qui conduisent à l’alcoolisme sont très variées, dépendant de l’histoire personnelle de chacun:

  • Le vide ressenti après un départ en retraite peut amener chez certains seniors un sentiment d’inutilité, suivi d’anxiété ou de dépression ;
  • Vieillir peut être une cause d’angoisse, l’alcool devenant alors un moyen d’apaisement ;
  • L’ennui, la solitude et la perte d’autonomie font partie des principaux problèmes liés à l’âge, et sont propices aux dérives telles que l’abus d’alcool ;
  • Le chamboulement des conditions de vie, un divorce ou un décès, fragilisent émotionnellement les seniors ; ceux-ci peuvent alors chercher refuge dans de dangereux mélanges d’alcool et de médicaments.

Détecter une addiction et aider le senior à y faire face

Le problème peut être difficile à déceler, les personnes âgées étant souvent seules et ne réclamant pas spontanément d’aide. De plus, les seniors ont tendance à être davantage dans le déni.

Un état psychologique différent, étrange, des bouteilles vides aperçues… Certains signes doivent inciter à dialoguer avec l’aîné concerné, l’implication des aidants familiaux étant primordiale.

Certains troubles représentent des obstacles, empêchant de raisonner un senior dépendant ; des capacités de compréhension ou des déficiences cognitives empêcheront la personne âgée de gérer son addiction. Dans ces cas, on s’adressera à la fois à des spécialistes de l’addictologie et du grand âge, pour traiter le problème de manière efficace.

La prise en charge consiste d’abord en une consultation en addictologie, suivie selon les cas par une hospitalisation, une cure de sevrage ou des traitements médicamenteux. Des professionnels assurent le suivi du patient, pour aboutir à un résultat durable.

Les aidants doivent être conscients qu’un senior qui boit traduit avant tout une détresse psychologique ; il est inutile de juger, de se montrer trop insistant ou intrusif, au risque de provoquer l’agressivité ou le renfermement de la personne âgée. Le médecin traitant est souvent le début de la solution, les seniors entretenant généralement une relation de confiance avec lui.

La meilleure attitude pour gérer une situation d’alcoolisme, consiste à envisager avec le senior et ses proches tout ce qui peut limiter l’isolement et l’ennui, et stimuler le quotidien. Prendre soin d’une personne âgée revient avant tout à lui procurer une qualité de vie décente ; c’est lorsqu’il y a des manques importants que les problèmes surviennent ou s’aggravent. Priorité aux petits moments de bonheur pour anticiper les soucis !

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