Les aidants face à la maladie d'Alzheimer

Les Aidants face à la maladie d’Alzheimer : une situation à risque

La prise en charge d’un malade d’Alzheimer est une situation très difficile à gérer sur un plan personnel qui peut donner lieu à un stress extrêmement toxique. Outre l’aide apportée au quotidien, l’aidant doit faire face à un des sollicitations permanentes de la part du malade et doit être en capacité de mettre en place une surveillance de tous les instants.

Comme de nombreuses études l’ont montré, une mauvaise anticipation des besoins du malade peut mener à des situations dramatiques chez l’aidant sur le plan de sa santé physique ou psychologique et ces difficultés peuvent même déborder sur son cadre familial ou amical.

Attention à l’épuisement émotionnel

L’aidant d’un malade d’Alzheimer risque trop souvent de faire face à une situation de surmenage due à une charge de travail très importante. En effet, la surveillance de chaque instant, la mise en place permanente de solutions nouvelles, la répétition des conflits avec le malade, la difficulté émotionnelle de constater l’évolution de la maladie, ne favorisent pas la prise de recul, la nécessité de faire des pauses ou encore la prise en compte de sa propre situation. En outre, les aidants sont tellement accaparés par leurs tâches, tellement sensibles à l’état du malade, qu’ils refusent généralement de reconnaître leur propre épuisement. A ce stade, le risque de « burn out » est classique et on estime qu’un quart des aidants ont des tendances à la dépression plus ou moins fortes. Au-delà de sa propre santé physique ou mentale, on constate également des répercussions sur l’environnement familial ou amical direct, facilitées par un isolement de l’aidant de plus en plus marqué.

Les risques liés à la santé de l’aidant

Fatigue intense, angoisses, troubles du sommeil, maux de tête, mal de dos, prise de poids, dépression sont autant de facteurs qui peuvent apparaître dans une situation de surmenage. Comme le montrent de nombreuses études scientifiques, si rien n’est fait pour traiter cette question, on voit souvent apparaître une détérioration de sa condition physique qui peut mener à des problèmes bien plus graves comme l’hypertension, les troubles cardiovasculaires, les infections, …

La santé de l’aidant doit autant être prise en compte que celle du malade

Les récentes études font apparaître un danger réel : il existe 60% de surmortalité chez les personnes en charge d’un malade d’Alzheimer. Il est donc plus que nécessaire de bien réfléchir au plan d’aide et de s’entourer de professionnels pour organiser au mieux les interventions de l’aidant en respectant des pauses, des moments de répits, des interventions d’auxiliaires de vie ou d’aide soignantes. L’accueil de jour dans des unités Alzheimer constitue une alternative très recommandée pour permettre à l’aidant familial de souffler un peu et retrouver ses fondamentaux.

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