ARDH

Tout savoir sur l’aide au retour à domicile après hospitalisation (ARDH)

Le retour à domicile suite à une hospitalisation est souvent un soulagement pour les personnes âgées. En revanche, les coûts engendrés pour conserver son autonomie (aide à domicile, courses, etc.) peuvent être difficiles à assumer. Certaines caisses d’assurance retraite accordent une aide ponctuelle, visant à aider les personnes dans cette situation : il s’agit de l’ARDH. Découvrez les modalités de ce dispositif.

ARDH : un soutien pour favoriser le retour à domicile

Une hospitalisation qui perdure peut-être mal vécue par le retraité (perte de repères, risque de dépression ou de maladies, etc.), sans compter le manque de place en établissements de santé et les coûts induits. Le retour des personnes âgées à leur domicile doit donc être facilité.

Une fois rentré chez lui, le senior peut avoir besoin d’une aide pour les gestes du quotidien. Afin de s’assurer un rétablissement dans les meilleures conditions, il est possible de solliciter l’ARDH. Ce plan d’aide personnalisé, valable pour une durée maximale de 3 mois, est financé par la Caisse d’Assurance Retraite et de Santé Au Travail (CARSAT) ou la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse). L’ARDH prend ainsi en charge diverses prestations en fonction des besoins :

  • L’aide médicalisée : accueil de jour, soins…
  • L’aide au quotidien : téléalarme pour détecter automatiquement les chutes, transport, accompagnement, dépannages à domicile…
  • L’aide technique : aménagement du domicile, installation de matériel tel que barres d’appui, rampes, rehausse WC, siège de bain, tapis antidérapants…

Rappelons que l’ARDH est une aide temporaire : si le senior n’est pas suffisamment autonome au bout de trois mois, il pourra notamment solliciter l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie).

Conditions d’attribution et montant de l’ARDH

Ce dispositif, dédié aux personnes âgées, vise à couvrir les frais correspondant aux besoins liés à la perte d’autonomie. Il s’agit d’une aide sur-mesure, allouée pour certaines prestations spécifiques d’aide à l’autonomie, qui peut être délivrée par des organismes privés ou des associations. Pour bénéficier de l’ARDH, il faut :

  • Être retraité du régime général,
  • Avoir plus de 55 ans,
  • Être en dessous d’un certain plafond de ressources, dont le montant est décidé par chaque caisse régionale,
  • Faire partie des Groupes Iso-Ressources (GIR) 5 ou 6, qui correspondent aux catégories de seniors les plus autonomes.

À noter que la personne âgée ne pourra pas bénéficier de l’ARDH si elle perçoit déjà d’autres prestations sociales d’aide à l’autonomie, ou si elle y est éligible. Ainsi cette aide n’est pas cumulable avec l’APA, la PSD, l’ACTP, la PCH ou la MTP, un ensemble d’aides qui concernent plus particulièrement les personnes classées en GIR 1 à 4.

Concernant les montants, l’ARDH peut atteindre 1800 €, comprenant la participation de la caisse régionale et celle du patient. Le montant restant dû dépend du niveau de revenus du bénéficiaire, et pourra varier de 10% à 73%.

Une prise en charge en 3 étapes

Les démarches pour l’obtention de l’ARDH impliquent d’abord une évaluation des besoins de la personne dépendante. Voici les modalités résumées en trois étapes :

  • La demande :

Pendant le séjour en établissement de soins, les services hospitaliers font parvenir une demande d’ARDH à la caisse de retraite du patient. Le dossier précisera la date de sortie prévue, les conditions précises de l’intervention au domicile, ainsi que les prévisions émises quant à la récupération de l’autonomie du senior.
Dans le cas où le dossier n’a pas été transmis durant l’hospitalisation, l’aide pourra être sollicitée par la personne dépendante dès son retour à domicile. Il faudra alors adresser la demande dans les 10 jours à l’Assurance Retraite ou à la CARSAT.

  • Le retour à domicile :

Une fois le senior rentré chez lui, le plan d’action décidé à l’étape précédente pourra être adapté selon le lieu de vie, avec par exemple des aides techniques, de légers travaux ou un aménagement du logement. En l’absence de besoins d’agencement, le plan pourra être directement mis en pratique.

  • La période de prise en charge et l’issue des 3 mois de prestation :

Au cours de la prise en charge, le service social de la caisse de retraite évalue à nouveau les besoins du senior, dans le but de proposer des solutions adaptées à chaque situation. Si la perte d’autonomie se prolonge, un plan est mis en place en se basant sur les grilles d’évaluation AGGIR :

  • Si le retraité est jugé à nouveau autonome, le plan d’action prend fin.
  • Dans les cas où il relève du GIR 1 à 4, le senior peut lancer une demande d’APA auprès du conseil départemental. Le montant mensuel sera adapté à son état de dépendance.

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