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Quels sont les traitements de la maladie de Parkinson ?

200 000 personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson en France. Les traitements varient selon la progression et l’étendue des troubles. Ils permettent d’atténuer les effets de la maladie mais ils comportent des effets indésirables. Aucun n’offre encore de guérison possible aujourd’hui. Toutefois la médecine poursuit les recherches.

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative en France après la maladie d’Alzheimer. Elle survient en moyenne autour de 58 ans et se caractérise par la destruction des neurones du cerveau produisant la dopamine. Le patient atteint éprouve alors des difficultés à contrôler ses mouvements.

Il ressent des symptômes de raideur musculaire, de mouvements lents et de tremblements des membres. Quand un patient présente 2 de ces symptômes sur 3, on pose un diagnostic de la maladie. D’autres troubles surviennent, comme des douleurs, notamment des crampes, une grande fatigue, des troubles de l’élocution, de la marche, une dépression etc.

La maladie évolue lentement : quand elle est diagnostiquée, elle est généralement en cours de développement depuis 5 à 10 ans. Elle provoque un handicap important. Les traitements visent à le gérer et limiter sa progression sous différentes formes.

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la maladie de Parkinson : Source : Le Figaro

Quels sont les traitements de la maladie de Parkinson ?

L’approche dans le traitement de la maladie peut être médicamenteuse ou non médicamenteuse

Traitements médicamenteux 

Les médicaments visent à pallier l’apport en dopamine puisque c’est elle qui fait défaut et nuit au contrôle des mouvements. Ils sont adaptés en fonction de l’évolution de la maladie chez les patients.

Ces substances pallient le défaut de dopamine de trois manières. Soit elles reproduisent son effet, soit elles se transforment en dopamine dans le cerveau (ce sont des “précurseurs”), soit elles bloquent son processus de dégradation. Différents médicaments agissent en ce sens :

  • Levodopa ou L-Dopa (précurseur de la dopamine) combat tremblements, raideur musculaire et lenteur des mouvements. Elle provoque des troubles de l’exécution d’un mouvement mais cause le moins d’effets secondaires. Elle est prescrite aux personnes de plus de 70 ans pour lesquelles les autres traitements ne sont plus efficaces.
  • les agonistes dopaminergiques reproduisent l’effet de la dopamine. Ils agissent sur la dépression mais peuvent déclencher des addictions. Ils sont prescrits aux personnes de moins de 70 ans débutant un traitement.

Parfois les 2 sont associés pour diminuer les doses de Levodopa ou quand les mouvements involontaires sont fréquents.

Les prises sont orales et le dosage progressif. Autres voies d’administration : sous-cutanée (pompe, stylo injecteur), par une pompe intestinale, ou un patch diffusant un agoniste dopaminergique par voie transcutanée. 

Traitements non médicamenteux 

Kinésithérapie et rééducation orthophonique, prescrits dès le diagnostic, aident à mieux vivre en entretenant la musculature et en luttant contre les difficultés de parole et de déglutition. Le sport est encouragé, surtout au début de la maladie, pour étirer les muscles et stimuler la production de la dopamine. La pratique doit être fréquente (au moins 4 fois par semaine) et intense. L’orthophonie aide le patient en entraînant ses muscles faciaux. Elle lui donne également la confiance nécessaire à la poursuite de sa vie sociale.

L’acupuncture combat les blocages rencontrés. La danse apprend à maîtriser ses mouvements. C’est aussi une activité pratiquée en groupe qui rompt l’isolement causé par la maladie. La technique Alexander rééduque en corrigeant les postures et améliore la coordination, en se fondant sur l’unité entre la colonne vertébrale et la tête.

Enfin, la chirurgie peut être pratiquée quand les médicaments ne suffisent plus. Par exemple, avec la neurostimulation qui consiste à envoyer des impulsions électriques dans les parties du cerveau responsables des troubles du mouvement.

Quels sont les effets secondaires des médicaments ?

Les médicaments causent des effets secondaires réversibles comme des nausées et vomissements, une baisse de tension, une somnolence ou insomnie, des hallucinations visuelles ou auditives, une apathie, de l’anxiété, une dépression etc.

Les dyskinésies (mouvements anormaux involontaires) sont causées par la dopamine stimulant parfois trop les mouvements, notamment au cours du traitement par Levodopa.

Les troubles du contrôle des impulsions (TCI) comme l’addiction au jeu, à l’achat ou l’alimentation, l’hypersexualité ou l’hyperactivité ne touchent qu’une minorité de personnes traitées. Ils sont liés à l’effet de la dopamine : elle pousse le patient à une action excessive. Cédant à l’impulsion, ces actes ont des répercussions négatives sur la vie du malade et de son entourage. Ces addictions sont développées par les patients sous agonistes dopaminergiques.

Ces deux derniers effets indésirables peuvent être résorbés grâce à une révision des dosages.

Les proches et la personne atteinte doivent être vigilants aux signes indicateurs et signaler ces effets pour adapter le traitement, en dialoguant avec le neurologue.

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Ces traitements permettent-ils de guérir de la maladie de Parkinson ?

Si l’on connaît l’origine de la maladie de Parkinson, ses traitements sont avant tout symptomatiques, et ne guérissent pas la maladie. Ils permettent seulement d’en diminuer les symptômes moteurs.

Cependant, la médecine poursuit ses recherches pour trouver de nouveaux traitements afin de vaincre la maladie de Parkinson. Elle explore le cas d’un excès de fer accumulé dans certaines régions du cerveau, responsable d’une oxydation des neurones dopaminergiques. L’objectif serait de l’éliminer pour protéger ces neurones et permettre leur fonctionnement normal. Un autre espoir réside en la neutralisation d’une protéine se propageant et détruisant les neurones, par la stimulation d’une réponse immunitaire. Enfin, la thérapie génique, c’est-à-dire un traitement de la maladie par action directe sur les gènes d’un patient, et la greffe de cellules souches (ici de neurones fœtaux) sont au stade expérimental. 

 

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