Méditation contre Alzheimer

La méditation pour prévenir les symptômes d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer, aujourd’hui problème majeur de santé publique, provoque un vieillissement rapide et précoce. Une étude est en train d’être lancée, la « Silver Santé Study », menée par le Dr Gaël Chételat ; elle a pour but de lutter contre cette maladie, ou du moins ses symptômes, dans le contexte actuel d’augmentation de l’espérance de vie. La méditation et l’apprentissage de l’anglais peuvent-ils permettre le maintien de la santé mentale ? Découvrez tout l’intérêt de ces recherches d’avenir.

Améliorer le bien-vieillir, grâce aux connaissances sur les maladies dégénératives

On sait actuellement que certains facteurs de notre vie ont une influence directe sur la maladie d’Alzheimer ; alimentation, activité physique, relations sociales… Nous avons donc des moyens à disposition pour réduire les risques.

D’autres facteurs créent également un terrain favorable aux maladies neurodégénératives, tels que les troubles du sommeil, l’anxiété ou la dépression ; des problèmes qui deviennent plus fréquents avec l’âge, et auxquels des chercheurs s’intéressent de près, pour comprendre ce qui relie ces éléments à la maladie d’Alzheimer.

Des études ont montré que la maladie se développe 10 à 20 ans avant les premiers symptômes. Cela explique les inquiétudes et angoisses à propos de la maladie d’Alzheimer, avec l’image de personnes âgées à l’air égaré, hagard, se dégradant rapidement. Même si aujourd’hui la prise en charge de la pathologie est bien plus précoce qu’il y a quelques années, avec des pistes pour ralentir sa progression, de nombreux efforts restent encore à réaliser.

Dans ce but, une étude scientifique a été lancée depuis la plateforme d’imagerie biomédicale de Caen en Normandie. Nommée Silver Santé Study, elle se poursuivra jusqu’en 2020. L’objectif : évaluer les effets de la méditation et de l’anglais sur le bien-être et la santé mentale des seniors. Cette étude vise en résumé à répondre aux défis actuels, afin de continuer à nous épanouir à mesure que notre durée de vie s’allonge.

Objectif : cerner les facteurs cognitifs et affectifs qui influencent la maladie

La particularité de cette étude est de se concentrer sur des notions très affectives, moins facilement mesurables. Ce projet bénéficie d’ailleurs du soutien d’un grand spécialiste de la méditation, le moine bouddhiste Matthieu Ricard.

La méditation est une activité pleine d’intérêt pour tous, et en particulier pour les seniors, car elle aide à contrôler les émotions provoquées par des circonstances liées à l’âge ; estime de soi dégradée, anxiété, décès de proches, etc. L’étude de la méditation vise ici à mettre en évidence son impact sur la mémoire, l’attention et certaines autres fonctions qui déclinent avec l’âge.

La méditation a pour particularité de prendre en compte les aspects émotionnels, qu’on ne retrouve pas dans toutes les activités cognitives. L’apprentissage de l’anglais, quant à elle, est une méthode qui a également montré son efficacité pour maintenir la stimulation cognitive chez les seniors. Deux activités complémentaires, qui permettront de mettre en lumière de nouveaux éléments.

Le Dr. Chételat travaille ainsi avec la population locale, pour identifier les facteurs qui permettraient de vieillir en bonne santé. Le but à terme sera d’aider les seniors à conserver une bonne qualité de vie ; en diminuant la fréquence des maladies liées au vieillissement et en facilitant les soins et donc en limitant les coûts engendrés.

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