AVC chez le senior

AVC chez les seniors : symptômes, risques et prévention

Chaque année en France, 150 000 personnes sont victimes d’un AVC (accident vasculaire cérébral), soit 1 toutes les 4 minutes. Cette pathologie est l’une des causes de mortalité principales en France, la moitié des cas touchant des seniors de plus de 75 ans. Avec le vieillissement de la population, il est d’autant plus nécessaire de s’informer sur les effets dévastateurs d’un accident vasculaire cérébral.

Quels sont les causes d’un AVC ?

Première cause de handicap chez l’adulte, l’AVC correspond à un arrêt soudain et imprévisible de la circulation sanguine dans une zone du cerveau, entraînant des lésions. Les maux de tête peuvent être absents lors d’un AVC. Il est certes difficile de déterminer les causes d’un AVC mais il existe des facteurs de risque qui peuvent être évités.

Facteurs de risque cardioneurovasculaire en cause dans l’infarctus cérébral : 

Chez la femme, il est aujourd’hui prouvé que le tabac associé à une pilule contraceptive multiplie par 20 le risque de développer un trouble cardiovasculaire. Les résultats de diverses études menées par MedLink Neurology ou  l’université Loyola à Chicago montrent que la contraception hormonale tend à accroître la tension artérielle tout en rendant le sang hypercoagulable. Ces deux éléments seraient donc à l’origine de l’augmentation des risques d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques.

Des recherches scientifiques montrent également que l’AVC et la démence sont étroitement liés. Prévenir les facteurs de risque peut réduire la démence de 50 %.

Deux formes d’AVC bien distinctes à connaître

  • On parle d’Infarctus Cérébral ou AVC Ischémique lorsqu’un caillot de sang bouche une artère du cerveau et prive de sang la partie du cerveau irriguée par cette artère. Cet AVC représente 80% des cas d’AVC en France. Lorsque l’artère se débouche très vite sans provoquer de séquelles, on parle alors d’Accident Ischémique.
AVC Ischémique ou infarctus cérébral
AVC Ischémique ou infarctus cérébral ©FranceAVC
  • On parle d’AVC Hémorragique dans les cas, plus rares, où une artère du cerveau se rompt. Cet AVC représente 20% des cas d’AVC en France. Le sang se propage dans le cerveau et crée un hématome. La partie du cerveau avoisinant l’hématome est comprimée, voire endommagée. Cependant, l’hémorragie cérébrale ne doit pas être confondue avec l’hémorragie méningée dont les symptômes et les causes sont différents.
AVC hémorragique
AVC hémorragique ©FranceAVC

Les symptômes de l’accident vasculaire cérébral

Les AVC surviennent à chaque fois brutalement et les signaux précurseurs sont les mêmes pour un infarctus cérébral ou une hémorragie cérébrale. Evidemment les signes avant-coureurs et leurs intensités varient selon le siège et l’étendue de la lésion au cerveau.

Tous ou un de ces signes peuvent se manifester :

  • Faiblesse ou paralysie de la face et/ou d’un ou plusieurs membres
  • Perte de la sensibilité ou engourdissements de la face et/ou de plusieurs membres
  • Troubles visuels : champ visuel réduit de moitié pour les yeux, perte de la vision d’un œil ou des deux, vision double
  • Difficultés à s’exprimer et à comprendre son environnement
  • Tremblements et problèmes d’équilibre

Prévenir les AVC

L’AVC entraîne de lourdes conséquences, notamment en terme de réinsertion sociale et professionnelle. Cependant il est possible de limiter les risques d’apparition.

Inutile donc de sombrer dans la fatalité, mais il faut avoir conscience de l’urgence si la situation se présente : toute suspicion d’un AVC doit vous inciter à appeler le 15 (pompiers ou SAMU). Un traitement rapide permettra en effet bien souvent d’améliorer l’état du patient.

Pour limiter au maximum les risques et vivre plus sereinement au quotidien, prenez en compte ces conseils :

  • Manger sainement
  • Faire un minimum d’exercice physique
  • Arrêt du tabagisme
  • Consommation modérée d’alcool
  • Les traitements médicamenteux (diabète, cholestérol, etc.) doivent être sérieusement suivis
  • De l’aspirine peut être prescrite chez les seniors à risque, afin de diminuer la possibilité de formation d’un caillot de sang

Il est conseillé de consulter son médecin traitant si vous décelez des signes avant-coureurs.

Les conséquences d’un AVC

Si l’AVC n’est pas traité médicalement dans les 3 heures, on estime que les lésions seront de plus en plus graves. Après 7 heures, elles peuvent être irréversibles. Les AVC ont des conséquences variables, mais plus de 50% des personnes touchées garderont des séquelles :

  • Une paralysie de la face et/ou des membres entraînant des difficultés à marcher
  • Des difficultés de langage ou d’écriture, des troubles de l’attention
  • Des douleurs
  • Une fatigue chronique
  • Un état dépressif
  • Des pertes de mémoire

Quelles solutions après un AVC ?

Vivre après un AVC, avec des difficultés motrices ou cognitives, demande de se réadapter et de chercher les solutions pour combler la perte d’autonomie. Le recours à un orthophoniste ou kinésithérapeute peut aider à surmonter les séquelles d’un accident vasculaire cérébral.

Des questions cruciales doivent se poser lorsque le patient quitte l’hôpital :

L’information et les formations autour de l’AVC se multiplient actuellement. Une attention rapprochée des seniors est primordiale, aussi bien pour leur moral que pour leur santé à long terme.

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