Qu’est-ce que la démence ?

Votre professeur de collège ne se souvient plus de la date du jour ou du mois en cours, votre voisin, fin cordon-bleu, n’arrive plus à choisir les simples céréales d’un petit-déjeuner ou encore votre oncle âgé de 60 ans ne parvient plus à reconnaître sa femme et ses enfants….

Toutes ses situations peuvent conduire une personne et sa famille à expérimenter les effets dévastateurs de la maladie de démence, censée se développer et affecter plusieurs millions d’individus.

Caractérisée par la perte de mémoire et un déclin cognitif qui interfère avec la vie quotidienne, la démence affaiblit petit à petit les capacités de la personne et provoque des changements radicaux de l’humeur et du comportement.

Aujourd’hui la maladie d’Alzheimer en est la forme la plus connue. Plus de 25 millions de personnes seraient touchées dans le monde.

En France, la maladie d’Alzheimer et les syndromes apparentés frappent environ 855 000 personnes et l’on estime à plus de 225 000 le nombre de nouveaux cas chaque année. Si l’on inclut l’entourage familial, ce sont ainsi près de trois millions de personnes qui sont directement touchées par la maladie d’Alzheimer. Entraînant une diminution de l’espérance de vie qui s’accroît avec l’âge des personnes atteintes, la durée de survie moyenne est estimée à cinq ans à partir de l’établissement du diagnostic. La démence touche également davantage les femmes et constitue la principale cause d’entrée en institution.

La maladie d’Alzheimer est définie par l’association d’un syndrome démentiel, soit la détérioration progressive des fonctions cognitives avec un retentissement significatif sur les activités sociales et professionnelles du malade, et l’existence de lésions cérébrales spécifiques. Il s’agit en fait d’un peptide issu d’une protéine et produit anormalement, qui provoque la formation de plaques séniles et qui, en s’accumulant entre les neurones, les détruit petit à petit.

Les symptômes varient selon la maladie et affectent chaque personne différemment, mais les étapes, irréversibles, nécessitent des traitements progressifs.

Connaître les signes avant-coureurs de la maladie peut vous aider à identifier les modifications de comportements qui s’opèrent dans la vie de votre proche, en plus des occasionnelles pertes de mémoire liées à l’âge avancé.

Selon l’association Alzheimer, égarer certains objets, confondre telle ou telle personne ou oublier le nom de quelqu’un sont les signes classiques de l’avancement de l’âge.

Les signes avant-coureurs de la maladie sont similaires mais plus graves et affectent le quotidien de la personne.

En voici quelques-uns :

  • Les changements dans l’organisation ou la résolution de certains problèmes.
  • La difficulté à remplir les tâches familières.
  • La confusion avec les lieux ou le temps.
  • Perte des repères dans l’espace et incompréhension des images visuelles.
  • Problèmes d’élocution ou d’écriture.
  • Perte des objets et incapacité à se souvenir des étapes.
  • Perte de jugement et diminution des capacités intellectuelles.
  • Incapacité à travailler et à se concentrer entraînant une perte de l’activité sociale.
  • Changements d’humeur et de personnalité.

Si vous observez un ou plusieurs signes énoncés chez votre proche, il est grand temps de consulter un spécialiste médical.

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