Qu’est-ce que le Cancer ? Définition, Causes & Traitements

Le cancer reste l’une des principales causes de mortalité en France. Il touche surtout les personnes âgées en raison du vieillissement cellulaire. S’il n’y a pas un cancer mais des cancers, comment définir cette maladie ? Que sait-on de ses causes et des cancers les plus fréquents ? Quels sont ses traitements ? Faisons le point sur une maladie redoutée.

Qu’est-ce que le cancer ?

Le cancer, aussi appelé tumeur maligne, est une maladie caractérisée par la prolifération anormale de cellules, formant un amas appelé tumeur. Cette prolifération résulte d’une altération de l’ADN de cellules normales. Les cellules anormales portent des molécules en surface appelées antigènes tumoraux. Une tumeur comprend des cellules saines qui interagissent avec les cellules atteintes. Elle développe un réseau de vaisseaux sanguins fournissant oxygène et alimentation. 

Le système immunitaire humain peut lutter contre cette prolifération : les cellules peuvent “réparer” leurs altérations ou naturellement s’auto-détruire. Tous les organes peuvent être le siège de cette prolifération. Quand différents organes sont touchés, on parle de métastases et de cancer généralisé.

Selon la Ligue contre le Cancer, il a frappé en France 385 000 nouveaux patients en 2015. Près de 150 000 personnes en sont décédées, mais 3 millions de personnes y ont survécu. Un homme sur 2 et une femme sur 3 seront malades d’un cancer avant leurs 85 ans. Le cancer le plus fréquemment rencontré chez les hommes est celui de la prostate (25%), chez les femmes le cancer du sein (31%). Viennent ensuite le cancer du poumon et du côlon-rectum. C’est la première cause de mortalité chez les hommes (⅓ des décès), la deuxième chez les femmes (¼ des décès) et la première cause de décès prématuré. Le risque de développement du cancer est plus fréquent au cours du vieillissement, l’ADN des cellules se réparant moins bien.

chiffres du cancer en France
Chiffres du cancer en France / Source : INCa

Quelles sont les causes du cancer ?

2 types de facteurs de risque entrent en jeu, les facteurs « internes » et “externes”. En raison de leur possible combinaison, le cancer est une maladie multifactorielle.

  • Les facteurs internes sont principalement liés à l’âge et l’hérédité. Face à l’augmentation du nombre de cas chaque année, les Français disent manquer d’informations sur les prédispositions au cancer. Selon l’Institut Curie, 9 Français sur 10 surestiment l’influence de l’hérédité sur la proportion de cancers. En réalité, moins de 1 cancer sur 10 a une origine héréditaire. Le cancer du sein est le plus évoqué quand on parle de facteur héréditaire (63% des personnes interrogées). Émerge un important besoin d’être informé sur le suivi de personnes dites “à risque” (71%), les risques à proprement dits et les tests à réaliser (46%).
  • Les facteurs de risque « externes » sont liés à l’hygiène de vie et l’environnement : ils causent 4 cancers sur 10. En cause : tabagisme, consommation d’alcool, alimentation déséquilibrée (consommation excessive de produits transformés, de viande, peu de légumes et fruits frais), manque dactivité physique, surpoids et obésité. Autres facteurs aujourd’hui avérés : l’exposition aux rayons UV sans protection, à certains produits cancérigènes (amiante, nickel, chrome, causant des cancers “professionnels”), aux rayons ionisants (radon).

La présence d’un ou plusieurs facteurs de risque n’entraîne pas automatiquement la survenance d’un cancer. De même, l’absence de facteurs de risque ne signifie pas qu’un cancer ne peut survenir.

Quels sont les cancers les plus répandus ?

Si le cancer peut se développer dans tous les organes et le sang (leucémie), le cancer de la prostate, du sein, du côlon-rectum et du poumon sont les plus courants. Depuis les années 90, l’intensité de la recherche et un meilleur accès au dépistage permettent à un nombre croissant de malades de guérir. 

En 2015, on a recensé plus de 70 000 cas de cancers de la prostate et 53 300 de cancer du sein, devant 40 000 cancers colorectaux et du poumon (hommes et femmes confondus). Ils représentent respectivement 20%, 14,5%, 11% et 10,7% des diagnostics. Les taux de survie progressent : environ ⅔ des patients du cancer de la prostate et du sein survivent après 15 ans. Les cancers colorectaux et du poumon sont plus difficiles à vaincre : la moitié des patients survivent au-delà de 15 ans au cancer colorectal, contre seulement entre 5% et 15% des patients du cancer du poumon.

Age, antécédents familiaux ou de maladies chroniques (maladies de l’intestin, polypes), facteurs hormonaux, exposition à des rayonnements ou des substances toxiques, tabagisme actif et passif, surpoids et consommation d’alcool sont en cause dans ces 4 cancers. Le cancer du sein reste le plus meurtrier pour les femmes, et le cancer colorectal est le 2ème cancer entraînant des décès en France. Si le cancer du poumon régresse chez les hommes, il progresse chez les femmes en raison d’un tabagisme croissant.

4 principaux cancers en France
4 principaux cancers en France / Source : Ligue contre le cancer

Quels sont les traitements du cancer ?

Le traitement est variable d’un cas à l’autre en fonction du type de cancer, de son étendue, de sa vitesse de progression, de l’âge, de l’état de santé général du patient et de la présence d’autres maladies. Il est décidé par une équipe pluridisciplinaire. Les formes de traitement peuvent être administrées à différentes étapes de la maladie, selon son évolution. Leur effet est local ou général, mais tous les traitements visent à éliminer les cellules cancéreuses.  Certains traitements sont curatifs et visent la guérison. Les traitements palliatifs ralentissent voire stoppent son évolution, soulagent une douleur ou favorisent le fonctionnement d’un organe. 

Les principaux traitements sont :

  • la chirurgie : ablation de la tumeur. Elle sert aussi à comprendre la lésion et choisir un traitement.
  • la chimiothérapie : prise de différents médicaments (protocole) par perfusion, orale, ou injection dans la tumeur ou l’organe, sur plusieurs mois. Les cures s’espacent de durées de repos. La destruction de cellules saines provoque des effets secondaires.
  • la radiothérapie : exposition aux rayons ionisants avant ou après la chirurgie, pour stopper la multiplication des cellules cancéreuses. 
  • les thérapies ciblées : neutralisation de cibles spécifiques dans les cellules cancéreuses.
  • l’hormonothérapie : blocage de l’action d’hormones multipliant les cellules cancéreuses (cancer du sein et de la prostate). 
  • la greffe de moelle osseuse : don au patient de moelle saine pour traiter la leucémie ou le lymphome.
  • l’immunothérapie : entraînement du système immunitaire à reconnaître les cellules cancéreuses pour les détruire.

La guérison diffère d’une rémission : un patient guéri a vaincu le cancer. La rémission est une amélioration temporaire. Si tous les symptômes disparaissent, la rémission est complète, mais le cancer n’est pas forcément vaincu. On poursuit les traitements pour empêcher une récidive. Des contrôles réguliers prouveront que les cellules cancéreuses ont toutes été détruites et le cancer vaincu.

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