Village Acciaroli

Acciaroli, le petit village des centenaires heureux

La clé de la longévité se trouve peut-être dans un port de pêche à Acciaroli, niché au sud de Naples ; avec un habitant sur 10 de plus de cent ans, ce recoin tranquille d’Italie a attiré les scientifiques, curieux de connaître les secrets expliquant cette longue vie. Quelles conclusions et quelles idées en ressortent ?

Les secrets de longévité : un village passé à la loupe

Comptant 81 centenaires parmi ses 700 habitants, Acciaroli rivalise avec les lieux où l’on vit le plus longtemps à travers le monde. En comparaison, la population française comporte moins de 0,5% de centenaires. C’est pourquoi, des équipes de chercheurs ont voulu faire la lumière sur ce phénomène.

Les scientifiques ont ainsi procédé à des analyses sanguines, des contrôles cardiaques, neurologiques… L’étude met notamment en évidence la quasi absence de pathologies cardiaques ou cognitives ; un biomarqueur dans l’organisme pourrait expliquer en partie pourquoi cette population est si peu touchée par Alzheimer.

Mais la durée de vie moyenne à Acciaroli ne se résume pas à des molécules. Rappelons que le célèbre régime méditerranéen a été identifié dans cette même région, où l’environnement est serein et ensoleillé, l’activité physique omniprésente… Un ensemble d’éléments cumulés, qui sont autant de pistes sérieuses expliquant la durée de vie moyenne de 92 ans pour les hommes, et 85 ans pour les femmes.

Pourquoi Acciaroli est un modèle de qualité de vie

D’après l’étude scientifique de la côte amalfitaine, plusieurs éléments combinés expliquent l’importante proportion de centenaires :

  • Le régime quotidien à base de poissons, de produits frais, d’huile d’olive, de romarin et autres herbes réputées pour leurs vertus ; voilà de quoi préserver l’organisme ! Des aliments qui aident à prévenir les maladies liées au vieillissement, et retardent les dysfonctionnements cognitifs ;
  • L’activité physique a également toute sa place à Acciaroli, où il est nécessaire de gravir quotidiennement les rues escarpées, et où les habitants s’affairent à la pêche et au jardinage, loin de toute pollution ;
  • Le mode de vie au sein du village n’est pas étranger à ces longues années sereines. Vivants naturellement sans stress, dans le calme, les seniors d’Acciaroli sont entourés de gens avec qui ils entretiennent des relations proches ;
  • Enfin, la qualité du patrimoine génétique joue bien sûr un rôle dans la longévité ; les centenaires ayant souvent des gènes les prédisposant à une bonne résistance.

Comment adapter des solutions inspirées de cette région ?

Quelles leçons peut-on tirer de cette étude ? S’il n’est pas possible de copier exactement le mode de vie d’Acciaroli, cela confirme en tout cas l’impact de certains gestes que l’on peut mettre en place :

  • Manger local et de saison, entretenir son potager,
  • Apprendre 5 ou 6 recettes de base utilisant des végétaux, puis les agrémenter selon les saisons,
  • Privilégier les repas en famille, en prenant le temps.

L’un des points cruciaux qui ressort est la qualité des relations sociales. Les régions où les anciens vivent le plus longtemps sont des lieux où le lien social est important entre générations ; un exemple que l’on retrouve notamment au Japon. Les relations familiales font parties des bases pour vivre âgé et en bonne santé !

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