Un groupe de personnes âgées profitent d'une animation pour se divertir

Comment organiser une animation pour personnes âgées ?

Les animations jouent un grand rôle dans la vie des personnes âgées, surtout quand elles deviennent dépendantes. Elles leur sont bénéfiques et peuvent être réalisées en établissement spécialisé, en groupe ou à titre individuel par des assistantes de vie.

Les bienfaits des animations sur la santé des personnes âgées

Le premier intérêt des animations pour les personnes âgées est de les divertir. Elles rythment leur vie, sont sources de joie et de contact humain qui augmentent leur qualité de vie et leur longévité. Les animations entretiennent le lien social grâce à l’interaction avec d’autres personnes qui ne sont pas des membres de la famille et des proches. La convivialité et la stimulation des animations permettent à chacun d’être :

  • autonome,
  • actif,
  • et de conserver une confiance en soi ou de la développer. 

Certaines activités pour les personnes âgées ont des vertus thérapeutiques : procurant de l’apaisement, elles ouvrent la voie à l’expression d’émotions et de son état d’esprit du moment, apaisant les personnes dépressives. Elles luttent contre les troubles du comportement, retardent la venue de la dépendance chez les malades de pathologies neurodégénératives grâce à la socialisation et la réalisation d’actes nécessitant une implication de la personne âgée. Elles entrent ainsi dans une démarche de thérapie non-médicamenteuse, comme l’activité physique modérée selon son état de santé et ses pathologies.

Les animations peuvent être ludiques, physiques, créatives ou intellectuelles, se dérouler dans le cadre d’une sortie, d’un accompagnement à domicile ou dans une structure adaptée aux personnes âgées. 

4 points essentiels pour l'animation des personnes âgées en établissement
Animation des personnes âgées en établissement : les points essentiels / Source : les essentiels

Quelques idées d’animations pour personnes âgées

L’activité proposée doit correspondre aux goûts et capacités de chacun, selon son état de santé pour favoriser la confiance en ses capacités et l’estime de soi. Le plus important étant d’imaginer une animation qui intéresse et implique la personne âgée, les possibilités sont donc très nombreuses. Voici quelques exemples d’animation bénéfiques aux personnes âgées souffrant de certains troubles du comportement :

  • l’apathie : l’objectif est de réveiller l’énergie, réduire l’indifférence et la passivité face aux événements du quotidien. La relaxation, la mise en mouvement par la musique, la danse, le chant, la gym douce, des ateliers cuisine, jardinage permettent de la briser ;
  • l’agressivité : pour calmer la personne âgée, recourir à la musique en commençant sur une musique rythmée et en finissant sur une musique calme, les mises en mouvement actives et passives (danse, tai-chi…) et des poussés (la personne met ses mains contre les siennes, pousse le plus fort possible, puis les relâchent en expirant) ;
  • l’anxiété et les délires : le but là aussi est l’apaisement par la relaxation en travaillant sa respiration, la mise en mouvement par des étirements, du yoga, des sorties extérieures ;
  • la déambulation : afin d’éviter que la personne marche seule et se perde, la danse douce et lente et d’autres mobilisations douces (tai chi…). Le pliage de linge limite la déambulation par la répétition des mouvements ;
  • les troubles du sommeil : la méditation guidée, un yoga lent, de la lecture ralentissent le rythme cardiaque avant d’aller dormir.

Parmi les activités les plus courantes, on trouve les jeux et leur dimension sociale, divertissants et qui entretiennent les capacités cognitives en travaillant notamment la mémoire. La musicothérapie et l’art thérapie avec des ateliers peinture et dessin luttent contre la dépression en exprimant ses émotions, ravivant les souvenirs. La création d’une revue de presse autour d’un sujet motivant pour la personne âgée, la constitution d’un album photo encouragent le partage, la communication et la transmission. La personne sent que son expérience est valorisée, que son opinion compte et elle se sent plus liée à la vie de la société. 

Les ateliers domestiques comme la cuisine-thérapie, le bricolage et jardinage (dont le jardin thérapeutique) passent par les sens, ravivent les souvenirs et encouragent au partage et à la transmission d’expérience. Le jardinage permet de passer du temps dehors et de faire de l’exercice.

Des animations de gymnastique douce cultivent la mobilité pour se sentir physiquement et mentalement mieux. Des ateliers de respiration et de méditation :

  • rendent la sérénité,
  • combattent les troubles du sommeil, l’anxiété, les douleurs et inconforts du quotidien.

Certaines personnes seront aussi réceptives au massage procurant une intense détente mentale et un bien-être physique. 

Des alternatives possibles ?

De nombreuses disciplines permettent d’apporter plus de bien-être aux seniors et sont possibles sous forme d’atelier et d’animations :

  • la zoothérapie pour soigner grâce à l’interaction avec les animaux ;
  • les médecines chinoise (dont l’acupuncture et la réflexologie) et ayurvédique ; 
  • la naturopathie ; 
  • la sophrologie avec ses techniques de respiration et de relaxation ; 
  • l’étiopathie pour soigner les causes plutôt que les symptômes des maux ;
  • l’hypnothérapie ;
  • la phytothérapie et l’aromathérapie pour soigner grâce aux plantes ;
  • des techniques de massage comme le shiatsu ;
  • des ateliers maquillage pour les femmes boostent la confiance en soi, apportent plaisir et un moment de complicité avec l’animateur.

Comment organiser et encadrer ou structurer une animation pour personne âgée ?

Trouver l’animation adaptée, l’utiliser à bon escient et évaluer son utilité n’est pas évident. Lui fournir un cadre et une structure pour la faciliter, l’adapter aux besoins du public concerné et évaluer son résultat comptent beaucoup dans son succès.

Pour créer son animation clé-en-main, plusieurs facteurs sont donc à prendre en compte : 

  • les besoins de la personne accompagnée : ses besoins physiques, psychiques, relationnels mais aussi son environnement, son mode de vie ;
  • ses possibles troubles : physiques, comportementaux, leur caractère incurable et dégénératif…
  • ses envies ;
  • ses capacités ;
  • ce que l’animateur aime faire ;
  • ce qu’il sait faire ;
  • le temps disponible ;
  • des outils et de l’espace à disposition.

L’animateur doit rester à l’écoute des signes explicites et implicites comme les signes verbaux ou corporels des personnes aidées. Si l’activité ne semble pas plaire, mieux vaut l’écourter. Quelque temps après, une discussion avec la personne permettra de comprendre si c’est toute l’activité qu’elle n’a pas aimée ou si elle s’est sentie incompétente.

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