Un groupe de seniors échange au sein d'un accueil de jour

Qu’est-ce qu’un accueil de jour et quel est son mode de fonctionnement ?

L’accueil de jour des malades d’Alzheimer et des personnes en situation de handicap se développe pour favoriser le maintien de leur autonomie et de leur vie à domicile. Pour les aidants, c’est l’une des solutions permettant d’exercer leur droit au répit.

Qu’est-ce qu’un accueil de jour et à qui s’adresse-t-il ?

L’accueil de jour vise à prendre une partie du temps en semaine en charge des personnes handicapées à partir de 20 ans ou de 60 ans et plus atteintes de maladies dégénératives comme Parkinson, Alzheimer ou apparentées. Elles vivent chez elles mais subissent une perte d’autonomie

Il a plusieurs avantages :

  • rompre l’isolement de ces personnes en leur redonnant des occasions de tisser un lien social ;
  • proposer des activités de stimulation bénéfiques dans la lutte contre leur handicap ou leur pathologie, tout en permettant de prolonger leur maintien à domicile le reste du temps ;
  • l’accompagnement personnalisé grâce à l’encadrement d’une équipe pluridisciplinaire : professionnels du secteur médico-social, médecins, neuropsychologues et psychiatres, psychomotriciens, ergothérapeutes, art-thérapeutes etc. Ils sont formés à l’animation d’activités spécifiques et stimulantes protégeant l’autonomie, à l’écoute et au soutien psychologique des patients et de leurs proches ;
  • préserver des temps de repos pour les aidants, conformément aux dispositions de la loi d’adaptation de la société au vieillissement depuis 2016 ; 
  • des échanges avec le personnel soignant (infirmiers, aides-soignants…) et médico-social (aide médico-psychologique) et des rencontres avec d’autres aidants et leurs proches. 

La convivialité est le maître-mot de l’accueil de jour. Il offre un cadre rassurant et motivant pour que les personnes accueillies s’y sentent à l’aise et aient envie d’y venir régulièrement.

Les différents types d’accueil de jour 

L’accueil de jour est spécialisé selon le type de patient accueilli (âgé, handicapé ou atteint d’une maladie neurodégénérative). 

L’accueil de jour des patients Alzheimer

Le médecin traitant d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut l’orienter vers la structure d’accueil de jour adaptée à ses besoins. Lors de l’admission, une “consultation mémoire” permet de fournir un bilan neurologique et d’estimer le stade de la maladie. Les malades d’Alzheimer peuvent être accueillis d’une demi-journée à plusieurs jours par semaine. 

L’accueil de jour des patients en situation de handicap

Le principe de l’accueil de jour de personnes en situation de handicap est le même : il consiste en des activités de stimulation physique, cognitive et motrice dans des locaux dédiés, à raison d’une visite d’une ou plusieurs fois par semaine.

Si l’objectif est de maintenir les capacités des personnes en situation de handicap, l’accueil de jour contribue dans certains cas à les restaurer.

Quel est son fonctionnement ?

Certaines structures ne sont dédiées qu’à l’accueil de jour, mais des EHPAD le proposent également, dans des locaux spécifiques.

Différentes formules sont possibles : la demi-journée ou la journée avec le déjeuner inclus. La demi-journée est un bon moyen de tester l’adaptation de la personne au début de son expérience, ou lorsqu’elle est réticente. 

L’équipe pluridisciplinaire décide du rythme des visites et des activités appropriées sur la base d’un bilan effectué à l’admission, pour optimiser le bénéfice escompté selon les besoins et les capacités de la personne aidée. Elle élabore un Plan Personnalisé d’Accompagnement fixant des objectifs et les activités préconisées. Ainsi, le rythme peut suivre l’évolution de ces facteurs, les souhaits de la personne, de son aidant et ses proches et la capacité d’accueil de la structure. 

L’accueil de jour participe à l’entretien et la préservation des capacités sensorielles, cognitives et motrices grâce à différents types d’activités :

  • jardinage, cuisine, bricolage stimulant la mémoire ; 
  • des ateliers incitant à parler et partager son opinion, son expérience ;
  • des séances d’exercice physique pour travailler son équilibre, sa dextérité, son rapport à l’espace et la souplesse de ses articulations
  • des sorties et des jeux. La dimension conviviale des jeux et le caractère social de la sortie permettent de passer du temps dans la bonne humeur et d’interagir avec d’autres personnes ;
  • des ateliers artistiques (dessin, peinture, modelage…) encourageant l’expression par d’autres moyens que verbaux ; 
  • un focus bien-être (alimentation de la personne âgée, détente physique avec relaxation, sophrologie etc.). 

Dans certains établissements, les personnes accueillies sont réparties en groupes selon leurs capacités. Pour obtenir des résultats positifs, l’accent est mis sur la valorisation de ce que la personne aidée peut faire.

Des temps de repos et des pauses déjeuner et collation sont également prévus, ainsi qu’un bilan en fin de journée pour partager les temps forts et comprendre les attentes.

Coût et aides financières

C’est le conseil départemental qui fixe chaque année les tarifs de l’hébergement de l’accueil de jour. Il fixe aussi le tarif dépendance correspondant au niveau de dépendance de la personnes (GIR 1 à 6).

Selon l’état de santé de la personne aidée et de son degré de dépendance compris entre les GIR 1 à 4, l’aide sociale peut prendre en charge une partie de ces frais, sous conditions de ressources et à partir de 65 ans, ou 60 ans si la personne est inapte au travail.

La structure d’accueil de jour peut organiser le transport entre l’accueil et le domicile. Son coût est soit déduit du tarif, dans la limite du plafond du forfait journalier de frais de transport, soit les familles peuvent bénéficier d’un forfait avec plafond, fixé tous les ans par le conseil départemental.

L’APA peut financer un accueil de jour pour favoriser l’exercice du droit au répit des aidants. Dans ce cadre, l’enveloppe pour le droit au répit peut atteindre 510,26 € annuels, au-delà des plafonds de l’APA. La personne vulnérable qui participe financièrement à son APA contribue à ce financement. Attention : certaines structures d’accueil de jour facturent un supplément.

De même, la PCH peut servir à financer l’accueil de jour d’une personne handicapée.

Les caisses de retraite, les mutuelles, les assurances et des aides communales peuvent financer tout ou partie de l’accueil de jour. De même, une aide fiscale est envisageable quand la personne est imposable, et l’aide sociale à l’hébergement, dans certains départements, peut proposer une aide à l’accueil de jour.

Comment s’y inscrire ?

Les personnes doivent se renseigner auprès des structures d’accueil : elles devront remplir un dossier d’admission, fournir un certificat médical et un bilan neurologique dans les centres spécialisés dans l’accueil des patients atteints de maladies neurodégénératives.

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