Une personne âgée s'accroche à une barre d'escalier pour éviter la chute

Comment prévenir et éviter la chute d’une personne âgée ?

En France, les chutes touchent 1 personne sur 3 de plus de 65 ans et 1 personne sur 2 de plus de 85 ans. Tomber quand on est senior, même sans se blesser, relève de plusieurs facteurs sur lesquels il est souvent possible d’agir. Découvrez dans cet article, les différents paramètres à prendre en compte pour anticiper et prévenir la chute d’une personne âgée à domicile.

Les chutes d’une personne âgée ne sont pas sans conséquences

450 000 personnes de plus de 65 ans chutent chaque année en France (1). Si une chute sur 12 cause une fracture, 9300 personnes meurent de ses suites, les ⅔ des victimes étant des femmes. 

Les chutes entraînent une perte d’autonomie, des hospitalisations et des handicaps :

  • 40 % des personnes qui en sont victimes, sont hospitalisées ou en convalescence hors domicile ;
  • 45 % des chutes résultent en une fracture, et 25 % en une plaie ;
  • la fracture du col du fémur, principale conséquence d’une chute, fragilise l’état de santé et augmente le taux de mortalité des personnes de plus de 80 ans. 

Ses conséquences sont aussi psychiques :

  • peur de retomber ;
  • perte de confiance en soi ;
  • anxiété voire désocialisation…

Le syndrome post-chute accroît le risque de récidive. Le senior fragilisé bouge moins, s’isole et s’affaiblit.

Les chutes des personnes âgées posent le besoin d’aide à domicile, d’investir pour aménager son lieu de vie, ou précipitent le placement de la personne en institution.

Chute d’une personne âgée : quels sont les principaux facteurs de risques ?

La chute s’explique par un décalage du centre de gravité du corps, et l’impossibilité à le rééquilibrer en raison de capacités musculaires et articulaires moindres.

Facteurs prédisposants la chute

2 chutes sur 3 surviennent à domicile. Cuisine et salle de bain y prédisposent en raison de leurs sols glissants. Elle se produit souvent durant la toilette, et dans la chambre pour 20% des cas.

Facteurs précipitants la chute

L’absence totale d’activité physique amoindrit les capacités physiques du senior. Attention également à la prise de risques inconsidérés. 

L’état de santé est à surveiller, notamment :

  • l’affaiblissement des articulations et des muscles ;
  • les troubles cardiaques, de l’équilibre et de la marche, de la vue ou de l’audition ;
  • les maladies chroniques ;
  • ou les malaises (hypotension…) sont des causes de chute.

Les maladies neurologiques et la dépression affaiblissent la vigilance et le jugement. Les interactions entre médicaments, une alimentation peu protéinée, pauvre en calcium et en oligo-éléments, la consommation d’alcool, voire de drogues ou de médicaments affectent l’équilibre et sont sujets d’alerte. 

Facteurs extrinsèques

L’environnement du senior, ses objets quotidiens sont aussi souvent en cause :

  • un habitat inadapté avec des sols glissants, encombré de meubles et de tapis, de marches et d’escaliers, un lit ou un fauteuil trop haut ou trop bas ;
  • le jardin aux allées non déblayées ;
  • un éclairage insuffisant ;
  • un choc ;
  • vivre en institution, suite à une forte perte d’autonomie.

Il est donc primordial de connaître les endroits à risques. Les réaménager est nécessaire, selon l’état de santé du senior et son évolution. 

Infographie présentant les différents revêtements de sol permettant d'éviter la chute d'une personne âgée
Les revêtements de sol limitent le risque de chutes des seniors / Source : assurance-prevention.fr

Nos conseils pour prévenir et éviter la chute d’une personne âgée

Il est primordial de soigner sa santé pour rester alerte et résistant, cela peut se faire grâce à un suivi médical régulier. Une bonne hygiène de vie joue aussi un rôle fondamental. Cela passe par le fait de :

Au quotidien, rester calme en vaquant à ses occupations aide à ne pas prendre de risque inutile. De bonnes chaussures confortables et maintenant le pied, munies de semelles adaptées, les lunettes et les aides auditives protègent aussi les seniors, tout comme la canne et le déambulateur.

Aménager son habitat le rendra accessible, en étant vigilant sur différents éléments : 

  • dans la cuisine et la salle de bains : les sols et la douche doivent être revêtis d’antidérapants, équipés de rampe d’appui, marchepied, planche de bain ou d’un tabouret fixé au mur ;
  • penser aux boîtiers de rangement des fils électriques ;
  • l’éclairage doit être suffisant partout où la personne âgée passe beaucoup de temps ;
  • des bandes réfléchissantes sur les marches les rendent plus visibles ;
  • fauteuil, lit et toilettes doivent être suffisamment hauts pour se relever facilement. Prévoir des sièges dans toutes les pièces pour favoriser le repos ;
  • enlever tous les obstacles dans le jardin ;
  • rendre les objets utiles facilement accessibles sans risque inconsidéré.

Comment se relever après une chute ?

Se relever rapidement évite des complications métaboliques après une heure passée au sol. Cette situation multiplie le risque de mortalité par 5 dans les 6 mois. Il est donc crucial d’apprendre à se relever. Jouer avec ses petits-enfants aide à cultiver cette souplesse. Il est aussi recommandé d’apprendre à se relever avec une autre personne. Le médecin traitant peut orienter vers un atelier éduquant aux bons gestes antichute.

S’il est impossible de se relever :

  • recouvrer son calme en respirant profondément ; 
  • se couvrir, remuer régulièrement les membres pour ne pas s’évanouir, évaluer son état, et appuyer si possible sa tête sur un coussin ;
  • en cas de malaise, rester dans une position confortable, respirer calmement ;
  • conserver un téléphone dans sa poche avec des numéros de proches et des secours, le 15 (SAMU), 18 ou 112. Sinon, appeler à l’aide ou faire du bruit. La téléassistance permet de contacter les secours à tout moment grâce à un bracelet avec un bouton d’urgence ;
  • parler clairement, calmement, donner son adresse et toutes les informations demandées pour faciliter l’intervention, et décrire son état autant que possible. Raccrocher uniquement quand l’interlocuteur le demande.

Dans tous les cas, il faut ensuite consulter un médecin pour vérifier l’absence de blessure et prévenir tout affaiblissement. Le médecin peut aussi prescrire des séances de kinésithérapie pour guérir et retrouver confiance en soi. Il est important de reprendre ses activités habituelles pour neutraliser la peur, parler avec ses proches et agir pour éviter de retomber. La réadaptation doit être physique mais aussi psychique pour assurer que la personne recouvre autant d’autonomie que possible.

Sources :

3 Commentaires

  • J’ai trouvé cela très interessant. je voudrais continuer à être informée sur les nouvelles pour personnes agées.

    • Bonjour Madame,

      Nous vous remercions pour votre commentaire très motivant.

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