alzheimer : traitements naturels et idées d'activités

Alzheimer : traitements naturels et idées d’activités

Si elle ne peut être vaincue par un traitement médicamenteux, la maladie d’Alzheimer est l’objet de traitements naturels et de thérapies pour retarder son évolution. Impliquant à la fois les fonctions cérébrales et corporelles, ils donnent naissance à un grand nombre d’activités quotidiennes améliorant la qualité de vie et le bien-être des malades. 

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

Première cause de démence chez les personnes âgées, la maladie d’Alzheimer détériore la mémoire, altère les capacités cognitives et conduit à la perte d’autonomie. On compte plus de 1,2 million de malades en France. Un diagnostic précoce est indispensable pour préserver la qualité de vie du patient. 

Il n’est pas possible de guérir de la maladie. Les 4 traitements médicamenteux existants, Aricept, Ebixa, Rexelon, Reminyl ne sont plus remboursés depuis 2018 car jugés inefficaces et causant des effets secondaires, selon la Haute Autorité de Santé. 

Les soignants recourent à des méthodes non médicamenteuses pour ralentir l’évolution de la maladie, aider les malades à se sentir mieux, maintenir un lien social et rompre l’isolement. Elles consistent à effectuer des exercices travaillant sur les facultés cognitives. Plusieurs thérapies sont focalisées sur l’activité physique ou le comportement du malade pour prolonger sa vie sociale : ces méthodes rendent le patient acteur de la gestion de sa maladie en agissant à différents niveaux.

Alzheimer : quels sont les traitements naturels ?

Les 4 principales manières de traiter naturellement la maladie d’Alzheimer sont :

1. La stimulation cognitive

Elle se concentre sur les zones du cerveau atteintes au stade précoce de la maladie. Ces exercices se focalisent sur l’attention, la compréhension, l’orientation et la mémoire, grâce à des entraînements comme : tenir un journal, travailler son langage avec un orthophoniste ou pratiquer une forme d’art thérapie.

Les aidants peuvent y être formés pour en faire bénéficier leur proche atteint. Elle renforce la confiance en soi et prolonge l’autonomie.

2. Les thérapies corporelles

L’activité physique influence les fonctions cognitives. Elle retarde l’apparition de troubles moteurs. Certaines méthodes de bien-être permettent au malade de se relaxer et apaisent les troubles du comportement.

La gymnastique douce tonifie et exerce la mobilité et l’équilibre. Tai chi et Qi gong entretiennent la concentration, la coordination et font prendre conscience de son corps. La danse allie le plaisir de la musique et d’une activité en groupe ou en couple, dans une atmosphère joyeuse propice au réveil des souvenirs. 

La balnéothérapie favorise une mobilité douce des membres. L’eau tiède réduit les douleurs en cas de troubles moteurs. Les massages dénouent les tensions et apaisent l’anxiété. Ils influencent le comportement et améliorent le sommeil.

La socio-esthétique (des soins esthétiques réalisés sur des personnes souffrantes et fragilisées) revalorise l’estime de soi en mettant en valeur ses atouts physiques, tout en passant un moment agréable.

3. Les thérapies comportementales

Stimuler les 5 sens et la créativité est l’objet d’une part importante des traitements naturels pour les malades d’Alzheimer. Ces thérapies sont conçues pour être ludiques et favoriser la communication et la sociabilité de la personne malade.

  • L’aromathérapie déclenche réminiscences et souvenirs par le biais de l’odorat et pousse au partage d’expérience avec d’autres personnes.
  • Le jardin thérapeutique s’appuie sur le développement des sens grâce aux formes, couleurs et aux odeurs des plantes. Les soins à apporter au jardin exigent la maîtrise de gestes, motricité et mémoire. Récolter le fruit de son travail prodigue satisfaction et c’est une opportunité de partage avec d’autres jardiniers.
  • La stimulation multisensorielle permet un éveil des sens et des perceptions. Elle est personnalisée selon les comportements du malade qui échange avec un thérapeute sur ses sensations lors d’expériences sensorielles. L’objectif est le ressenti et le dialogue autour de celui-ci.
  • La zoothérapie introduit des animaux auprès des malades sous l’égide d’un thérapeute pour favoriser la communication, provoquer des réactions, et prodiguer une affection spontanée de la part de l’animal, source d’émotions positives.
  • L’art thérapie restaure la confiance et incite à l’action. Le patient partage des souvenirs et des sentiments par son chant, sa cuisine, la musique, le dessin ou la peinture, tout en continuant d’imaginer.
  • Rédiger un journal est un exercice d’écriture qui entraîne aussi la mémoire. Il demande de structurer ses idées, en lien avec la perception du temps écoulé.

4. L’ergothérapie

L’ergothérapeute agit sur l’environnement et les activités quotidiennes (gestion des rendez-vous, des finances, préparation des repas…) d’un patient pour les rendre compatibles avec son état. Il intervient également sur l’aménagement de son domicile afin de faciliter le quotidien du malade.

Quelques idées d’activités pour une personne atteinte d’Alzheimer

L’entretien des capacités cérébrales est capital pour la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Nombre d’activités courantes améliorent considérablement l’état des patients, selon leurs inclinations et leurs capacités.

Les activités physiques modérées comme la gymnastique douce, la danse, le jardinage et le bricolage entretiennent l’équilibre et la confiance en soi. La variété des mouvements accomplis, la satisfaction du travail accompli ou le plaisir ressenti sont autant de raisons d’inciter un patient à se livrer à une activité de ce type.

Les activités artistiques entretiennent l’imagination et la mémoire, tout en communiquant des émotions. Nul besoin d’être artiste dans l’âme ou d’avoir un don : réaliser un album photo ou chanter pour partager un bon moment vécu ou un sentiment sont des exercices efficaces. La poterie permet de fabriquer des choses de ses mains et stimule le toucher. Le dessin et la peinture incitent à briser sa solitude grâce à l’échange avec d’autres personnes. Enfin, jouer d’un instrument est un atout pour travailler sa mémoire et sa pratique, acquise avant la maladie (mains, souffle…).

Les activités relaxantesL’altération des fonctions cognitives engendre une profonde anxiété. Cela est également source d’apathie, de tristesse ou d’agressivité. De ce fait, toute activité relaxante aura un effet positif sur la qualité de vie du malade. Écouter de la musique, lire quand la capacité de concentration le permet, ou interagir avec un animal font passer un moment plaisant. Ils sont sources de réminiscences et d’évasion d’une situation difficile en générant des émotions positives. Enfin, les jeux vidéos (et notamment la console Wii) sont des occasions ludiques de partage, avec enfants ou petits-enfants, et stimulent réflexe et sens de la stratégie.

Les activités cérébrales – Sudoku et mots croisés sont réputés bénéfiques pour cultiver sa mémoire. Les jeux de cartes sont joués à plusieurs : dialogue, prise de décisions, concentration sont nécessaires pour y participer. Construire des maquettes implique de suivre des instructions et de coordonner ses mouvements.

Reconnaître des lieux en photo, se remémorer des souvenirs ou encore contribuer à créer un journal exercent le langage, font collaborer et émerger opinions et souvenirs.

Au quotidien, cuisiner est un occasion de transmission et de partage. Suivre les étapes d’une recette procure de la satisfaction et du plaisir au malade. Avant tout, les contacts multiples avec ses proches entretiennent le lien social et incitent au dialogue, au partage et à l’affection.

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